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SOLO POUR TROIS

Disponible à la tournée – booking : contact@loreilleelectrique.org

Nouveau CD « Solo Pour Trois »  sur le label AJMIséries élu Citizen Jazz et coup de coeur d’Elsa Boublil (France Inter)

Chroniques :

http://www.citizenjazz.com/Guillaume-Seguron-Trio.html
https://sites.google.com/site/classiquenprovence/

Guillaume SEGURON, contrebasse et compositions / Lionel GARCIN, saxophones / Patrice SOLETTI, guitare

« J’aime les images. Je photographie, je dessine, je note – encore – la musique sur du papier et j’écris à partir de ce que j’ai directement sous les doigts. Solo pour trois est au départ un jeu de mots. Une variation phonétique, un jeu sur les sons de la langue. C’est une phrase poétique que j’ai notée dans un carnet et que je n’avais pas utilisée avant simplement parce qu’il lui manquait un objet, une place. On peut tout aussi lire et entendre : Solo pour toi. «Toi » est le destinataire. Qu’il soit nommé ou pas il est l’objet de la dédicace.

Cette musique pour un trio (guitare électrique, saxophone et contrebasse), se décompose en plusieurs panneaux semblables à une série de photos. Elles peuvent être aussi envisagées comme les pièces d’un puzzle qui s’organisent peu à peu. Un trajet fait de déclinaisons, de déviations, de déphasages.

Trois voix – trois timbres – trois voies qui n’en sont qu’une. Une histoire en forme de SOLO POUR TROIS : 3 musiciens improvisateurs solistes, qui n’hésitent pas à prendre de nouvelles directions dès qu’elles se présentent et à construire des itinéraires inconnus. »        G. Séguron

Ecouter (démo 2011 – CD à paraître en décembre 2012 sur le label AJMIséries)

Waiting for Stewart (démo 2011)// Avant d’envoyer la lecture de cette plage, veuillez couper le player automatique dans la barre latérale (Vous écoutez nos musiques)

L’intrus (démo 2011)// Avant d’envoyer la lecture de cette plage, veuillez couper le player automatique dans la barre latérale (Vous écoutez nos musiques)

Les musiciens

« Nous avons des parcours croisés, nous nous connaissons et travaillons régulièrement ensemble depuis près de 15 ans. Nous appartenons à une même génération et avons un patrimoine culturel commun.
J’ai toujours aimé leur manière de faire « chanter » tout ce qu’ils jouent, de s’approprier les écritures avec élégance et rigueur. Partenaires attentifs dans l’improvisation, je sais qu’ils n’hésitent pas à prendre une nouvelle direction dés que celle-ci se présente et de construire, avec conviction, de nouveaux chemins.
Au-delà de leurs qualités d’instrumentistes et d’improvisateurs, je souhaitais aussi travailler avec des musiciens qui ont l’expérience du solo. De ce que cela représente pour un musicien de jouer seul – sans filet – d’être totalement investi et responsable devant un auditoire. »

L’orchestration

Ce trio n’est pas à proprement parler un groupe « acoustique ». La guitare et la contrebasse sont amplifiées et utilisent certains types d’effets électriques (distorsion, delay, loops…) Ce choix est déterminé par la volonté de faire évoluer le timbre des instruments ainsi que le volume général de l’orchestre. Nous pouvons ainsi utiliser une palette de sons acoustiques ainsi qu’une palette de sons électriques. Cela permet de donner différents reliefs à l’intérieur d’une même composition.
Par ailleurs, ces choix correspondent à notre langage, à la volonté de ne pas se restreindre à une seule pratique, ainsi qu’à certaines de nos influences (du jazz et des musiques improvisées acoustiques au rock progressif et à la musique électro-acoustique.)
La pulsation est au centre du mécanisme de ce groupe. Notre souci est de trouver une pulsation commune. Les voix se mêlent, s’imbriquent, se déplacent sur chacun des instruments afin de créer des contrepoints, des soutiens rythmiques solides pour celui qui improvise. Comme dans un orchestre de musique de chambre, la fonction rythmique est collective. Le contrepoint, les mélodies ainsi que les improvisations naissent de ces combinaisons.

Les compositions

Les quatre compositions qui constituent le répertoire de ce groupe sont des suites. Elles se répondent les unes aux autres avec la préoccupation de constituer un ensemble. Une histoire, avec un début et une fin, un peu à la manière d’un recueil de nouvelles. Elles fonctionnent comme des cartes avec un parcours, des itinéraires. Quelque fois on ne revient pas au point de départ, d’autres fois oui, mais le monde a changé. Ces compositions parlent de ces déphasages. Elles peuvent être aussi perçues comme les pièces d’un puzzle qui s’organise peu à peu. Dans leur forme originelle ce sont des pièces pour contrebasse. Elles sont le résultat des idées qui me viennent à partir de ma façon de jouer de la contrebasse. Certaines compositions ont été écrites d’un trait, d’autres sont le résultat d’une construction à partir de plusieurs idées. Par la suite, je les ai orchestrées en imaginant d’autres timbres, d’autres voix, et c’est en procédant ainsi que j’ai peu à peu entendu le son de Lionel Garcin et de Patrice Soletti. J’ai arrangé ces compositions en pensant à eux.

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Presse :
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Soirée parfaite et jazz sans barrières à La Tour-d’Aigues
MUSIQUE |  | 15.08.11 | 16h59   •  Mis à jour le 15.08.11 | 16h59

Dans la cour d’honneur du château, dont il reste suffisamment d’éléments (chapelle, tours, terrasse, façade d’entrée, pavillon…) pour qu’on puisse le reconstruire dans sa tête, la scène est installée presque à ras de terre, avec des gradins pouvant accueillir un peu plus de huit cents personnes. Samedi 13 août, jour de pleine lune, les reliefs des pierres sont intensifiés par des lumières orange, un peu de pourpre, un trait rouge. Graphiquement respectueux du lieu. C’est là que l’on a entendu Solo pour trois, création du Guillaume Séguron Trio, et le groupe Ursus Minor. Soirée parfaite.LA TOUR-D’AIGUES (VAUCLUSE) ENVOYÉ SPÉCIAL – Voici seulement sa deuxième édition, organisée du 11 au 14 août, au château de La Tour-d’Aigues (Vaucluse), bourgade située entre Pertuis et Manosque, mais déjà le festival Jazz à La Tour s’impose comme l’un des rendez-vous musicaux à ne pas manquer en août : pour son site, sa programmation – des musiciens d’ici et d’ailleurs qui cherchent et qui trouvent -, l’attention de l’équipe à servir la musique par le son, les éclairages, l’accueil des artistes comme du public. Derrière cela, l’efficacité tranquille de l’Association pour le jazz et la musique improvisée (AJMI) d’Avignon, présidée par Jean-Paul Ricard. Mot d’ordre fondateur : « Et le jazz bordel ! » Sous-titre : sans barrières stylistiques.

Des premiers, un peu gênés par un souffle venteux qui fait plier les partitions, il faut louer la passionnante écriture d’entrelacs rythmiques et mélodiques, l’exigeante interprétation. En deux suites – la seconde pourrait être resserrée – Guillaume Séguron, contrebasse, Patrice Soletti, guitare, et Lionel Garcin, saxophone, jouent avec les notions de répétition et de superposition, créant des mouvements en courbe, poussés par un beau sens de la dramatisation musicale.

Les rôles des instruments sont changés. On perçoit des timbres, des couleurs, proches des inquiétantes progressions en boucles, marque de Robert Fripp avec le groupe de prog-rock King Crimson. N’est pas loin non plus la douce élégance des trios sans batterie de Jimmy Giuffre (1921-2008), homme du jazz pas dédaigneux d’autres musiques, en particulier de la country – racines texanes, on ne se refait pas. La référence est plus nette : le trio joue en rappel, superbement, dans l’exacte durée, The Green Country (New England Mood) dudit Giuffre. (…)

Sylvain Siclier – Le Monde

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Une soirée inoubliable qui fusionne styles et émotions.
 Citizen Jazz.com  /// par Sophie Chambon /// 3 oct 2011

Solo pour trois est le nom de la création du contrebassiste Guillaume Séguron avec Patrice Soletti à la guitare et Lionel Garcin au saxophone.  Sentiment de retrouver un ami après quelque temps (voir chronique de son premier opus Witches sur le label Ajmiseries en 2003), avec des émotions de musiques, mais aussi de livres et de films à partager.

Quant à sa musique, elle est le résultat d’une longue gestation dont il a bien voulu me fournir certaines clés. Certaines idées persistent, résistent : ainsi, le titre donné à la première composition Waiting for Stewart, renvoie au batteur du mythique The Police, Stewart Copeland que Guillaume Séguron affectionne particulièrement. Et pourtant il s’agit d’un groupe sans batteur, remarque-t-il malicieusement. Qu’importe…

Mais peut-on deviner que se cache une autre référence, celle de l’acteur James Stewart, qui incarna le bon Américain  dans les comédies de Frank Capra, le héros populaire de westerns jusque dans le crépusculaire Winchester 73, d’Anthony Mann ?

Solo pour Trois a une forme circulaire que souligne la construction des différentes pièces de cette suite. Waiting for Stewart débute par une nappe de guitare synthé d’où émerge la contrebasse jouée à l’archet, qui joue un rôle de soutien ou de soliste, selon le moment, aménageant un solo en quelque sorte. Puis la mélodie de plus en plus accentuée introduit le saxophone et la guitare jusqu’au final en boucle de la ligne de basse. C’est la transition avec la pièce suivante, et il est important que la tension ne retombe pas.

Bal 47-81 est une suite de 3 solos, saxophone puis guitare et enfin contrebasse, qui concourent  à enchaîner divers rythmes : Bal, renvoie aux anciens numéros de téléphone : Balzac… mais tout naturellement nous fait entrer dans la danse, le mouvement. Ça virevolte, toujours sans batteur…

Pal (Azzo) F7 fait référence à Venise, à ce goût graphique des cartes routières, des plans, (en illustration  pour la pochette de la maquette) : on se balade dans la cité lacustre, labyrinthique d’où la plongée constante dans des modulations harmoniques et rythmiques, des changements de climats et d’orchestration.

Le nom de L’intrus  est inspiré d’un roman de William Faulkner, me souffle Guillaume : « structuré par un solo de contrebasse, avec une improvisation collective, de « faux unissons » à la Don Cherry et Ornette Coleman, afin de ne plus savoir ce qui est écrit de ce qui est improvisé ». L’épilogue évoque enfin le grand Jimmy Giuffre dans The Green Country (New England Mood) : le clarinettiste ne joue pas encore free, mais il cherche et essaie plusieurs versions de trios sans batterie. Certaines idées ont la vie dure, elles font tout doucement leur chemin, imprègnent le lent travail de maturation, de composition de Guillaume Séguron. Comment se passer de batterie, la remplacer, faire autrement sans se priver des effets qu’elle peut apporter? Adapter à une configuration donnée tout l’esprit de sa musique, en se créant des contraintes ? Séguron serait-il fan de l’Oulipo ? Tiens, j’ai oublié de lui poser la question ! Il est passionnant d’approcher le processus de création, de savoir comment ça travaille, à la manière d’un vin qui se complexifie. Guillaume Séguron puise dans ce qui le nourrit, les réminiscences les plus précises, les coups de cœur, la réflexion aussi. Il fait coexister des styles divers et réussit à être grave et léger, profond et délicat ;  mais pour apprécier sa musique, singulièrement plurielle, il suffit d’écouter ce que l’on ressent. Tout simplement.

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